Cette image représente une jeune conductrice qui conduit après avoir bu de l'alcool.

Permis probatoire et alcool : ce qu’il faut savoir

Temps de lecture : 5 min
Par Barbara Göller — Mise à jour le 15/04/2020

L’ESSENTIEL

  • Des règles strictes s’appliquent pour la conduite sous l’emprise d’alcool. Ces règles sont encore plus strictes lorsque vous êtes jeune conducteur.
  • Effectivement, vous risquez une contravention dès 0,2g/L de sang, soit 0,1mg/L d’air expiré. Dès 0,8g/L de sang, autrement dit 0,4mg/L d’air expiré, il s’agira d’un délit.
  • Egalement, vous risquez une perte de 6 points sur votre permis de conduire, une amende et une peine de prison.
  • Durant votre première année en tant que jeune conducteur, la conduite en état d’ivresse conduit à l’annulation de votre permis de conduire.
  • Pendant toute la durée de votre permis probatoire, vous devrez faire un stage de sensibilisation à la sécurité routière après avoir conduit sous l’emprise d’alcool.
  • La conduite en état d’ivresse peut également nuire à votre contrat d’assurance auto.

La conduite en état d’ivresse est une infraction au Code de la route et vous risquez des sanctions particulièrement lourdes en tant que jeune conducteur. Mais quelles sont ces sanctions ? A partir de quel taux d’alcool s’appliquent-elles ? Quand votre permis peut-il vous être retiré ? On vous dit tout ce que vous devez savoir !

Période probatoire et alcool

🚗 Vous avez récemment obtenu votre permis, félicitation ! Mais attention, en tant que « jeune permis », vous êtes soumis à des règles très strictes en ce qui concerne l’alcool au volant. Effectivement, la conduite en état d’ivresse est une infraction au Code de la route, et pour vous, en tant que jeune conducteur, les seuils de tolérances sont abaissés.

L’emprise d’alcool est mesurée en fonction du taux d’alcool dans votre sang ou dans l’air que vous expirez.

Pour les conducteurs détenteurs d’un permis définitif, le taux d’alcoolémie autorisé pour prendre le volant est de 0,5g/L de sang, soit de 0,25mg/L d’air expiré. En dépassant ces seuils, le conducteur se rend coupable d’une contravention.

Si, en revanche, le détenteur d’un permis définitif dépasse les 0,8g/L de sang, autrement dit les 0,4mg/L d’air expiré, alors il commet un délit.

👉 Ces seuils ont été abaissés pour vous en tant que jeune conducteur :

  • vous risquez une contravention dès 0,2g/L de sang, soit 0,1mg/L d’air expiré ;
  • comme pour les détenteurs d’un permis définitif, vous commettez un délit dès 0,8g/L de sang, autrement dit 0,4mg/L d’air expiré.

On parle alors d’une tolérance zéro : en réalité, vous n’avez le droit à 0 verres d’alcool en tant que jeune conducteur. A défaut, vous risquez des sanctions en cas de contrôle par les forces de l’ordre.

Ces seuils sont plus bas pour vous pendant la durée de votre permis probatoire car c’est durant cette période que les dangers pour vous et les autres sont alors le plus élevé : 25% des conducteurs impliqués dans des accidents mortels au volant suite à la consommation d’alcool sont des jeunes conducteurs.

Alcool et retrait de permis du jeune conducteur

🛑 Votre permis peut vous être retiré suite à une infraction au Code de la route. Cela vaut aussi pour la conduite en état d’ivresse ! Votre permis vous est retiré à chaque fois que tous vos points vous ont été retirés.

Lorsque vous recevez votre permis, il est doté de 6 points. Les 6 points restant vous seront restitués selon des modalités différentes en fonction de la formation que vous avez suivi :

  • conduite traditionnelle : vous recevez chaque année 2 points en plus, et ce pendant 3 ans.
  • conduite accompagnée : vous recevez chaque année 3 points en plus, et ce pendant 2 ans.

Attention : il faut savoir qu’en cas de perte de points pendant votre période probatoire, la récupération annuelle s’interrompt. De plus, le délai probatoire recommence à zéro pour une durée de 3 années. 3 années sans infraction au Code de la route sont donc impérativement nécessaires pour atteindre les 12 points sur votre permis.

Quoi qu’il en soit, en cas de conduite en état d’ivresse, on distingue deux sanctions selon la gravité de l’infraction :

  • lors d’une contravention, vous risquez une amende forfaitaire de 135€ et un retrait de 6 points ;
  • lors d’un délit, vous risquez une amende allant jusqu’à 4500€ maximum et un retrait de 6 points.

Autrement dit, au cours de votre première année en tant que jeune permis, la conduite en état d’ivresse (contravention ou délit) conduit à une annulation de votre permis.

En revanche, si vous n’avez pas perdu d’autres points, au cours de votre deuxième ou troisième année de conduite, votre permis ne vous est pas d’office retiré. Mais attention, seuls quelques points vous restent alors. Egalement, vous devrez faire un stage de sensibilisation à la sécurité routière.

Bon à savoir : après la perte de votre permis, vous avez la possibilité de récupérer votre permis.

Permis probatoire et alcool : quelles sanctions ?

A coté d’un retrait de points ou de permis, vous risquez également d’autres sanctions pour conduite en état d’ivresse.

Effectivement, vous risquez jusqu’à 3 ans de suspension de permis ainsi que 2 ans de prison en tant que jeune conducteur.

Attention ⚠️ : vous risquez également des sanctions très lourdes lorsque vous décidez de prendre le volant sans posséder de permis valide.

Egalement, vous risquez d’avoir des problèmes avec votre assurance auto. Les assureurs auto punissent effectivement par diverses sanctions la forte prise de risque liée à la conduite en état d’ivresse :

  • généralement, votre assureur va augmenter votre malus auto ;
  • votre prime d’assurance auto sera également souvent augmentée (150 % pour la première infraction, jusqu’à 400 % en cas de récidive) ;
  • votre assureur peut décider de résilier votre contrat d’assurance auto. Dans ce cas, vous serez inscrit au registre des automobilistes résiliés. Vous aurez alors beaucoup de mal retrouver un assureur qui acceptera d’assurer votre voiture ;
  • l’assureur peut refuser, selon ce qui est prévu par votre contrat, de vous indemniser en cas d’accident. La conduite en état d’ivresse peut effectivement être considérée comme une faute intentionnelle.

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