Contestation de prélèvement suite à un service non délivré par une agence

En juin 2020, je me suis rendue dans une agence matrimoniale où j'ai eu un entretien découverte pour que la conseillère cible bien ma demande. J'avais précisé certains critères très généralistes dont un qui était fondamental. Je souhaitais rencontrer quelqu'un ayant le même niveau d'étude que moi c'est-à-dire Bac +5. D'ailleurs, on en avait longuement discuté avec la dame et cela avait été écrit noir sur blanc dans ma fiche d'évaluation. Elle m'avait dit également verbalement qu'elle me mettrait en relation avec une personne ayant le même niveau d'étude pour plus de compatibilités. À ma grande surprise, la 2ème personne qu'elle m'a présenté n'avait aucun rapport avec ce que je cherchais. Je me suis même demandée si elle l'avait fait exprès. Bien évidemment n'étant absolument pas fermée, ça ne m'aurait pas dérangé une personne avec un Bac+3. À ma grande surprise sans porter de jugement sur la profession du monsieur en question, dans sa description il était inscrit qu'il était pâtissier. Connaissant de tête que c'est une profession délivrant un CAP, j'ai été etonnée du choix de la conseillère. Finalement, je n'ai pas rencontré ce monsieur car entre-temps il avait trouvé quelqu'un mais à partir de ce jour j'ai commencé à me poser de nombreuses questions sur le service de la conseillère car je trouve qu'elle n'a pas rempli son obligation pré-contractuelle du droit à l'information pour le consommateur. Elle savait absolument que le critère du niveau d'étude similaire était fondamental mais elle ne m'a pas averti qu'elle me mettrait en contact avec quelqu'un ne répondant absolument pas à celui-ci. Si je l'avais su, je n'aurais jamais contracté avec elle. Et elle le sait. Il y a donc vice du consentement car elle a délibérément omis de me préciser cette information capitale qui a contribué à vicier mon choix. Pire encore, elle m'a assuré du contraire. C'est donc pour cela que je lui ai écrit une lettre recommandée où je l'ai informé que je souhaitais une résiliation de contrat. D'ailleurs, dès qu'elle a reçu la lettre recommandée dans la semaine j'ai procédé à l'arrêt des virements. Je n'allais quand même pas continuer à payer pour un service aussi fallacieux. Une semaine plus tard, elle m'a ecrit en stipulant que les candidats correspondaient bien à mes critères en omettant à chaque fois dans son explication le droit à l'information et que l'un des candidats ne correspondait en rien à ce que je cherchais. Puis j'ai reçu une "lettre à l'amiable " me demandant de payer le versement du 22 août, chose que je refuse de continuer à faire car il y a tromperie. J'ai eu la fiche de 3 candidats, mais là n'est pas la question. Si avec un des candidats, elle se permet un tel écart c'est qu'elle est coutumière du fait. Que devrais-je faire maintenant ?
Question posée le 29 août 2020
Statut : nouvelle réponse reçue
1 réponse
Maître Hashtag Avocats

Réponse de Maître Hashtag Avocats

Avocat à Paris

Chère madame,

L’agence matrimoniale auprès de laquelle vous avez souscrit vous a mise en relation avec des profils ne correspondant pas aux critères que vous aviez énoncés. Ces critères étant déterminants de votre consentement à la conclusion du contrat avec le professionnel.

L’agence matrimonial a pour obligation de faire figurer à l’annexe du contrat, la catégorie d'âge, la région de résidence, la situation familiale et professionnelle ainsi que les autres qualités, estimées essentielles par le cocontractant du professionnel, de la personne que recherche le cocontractant. L’agence matrimonial a manqué à ses obligations puisque les candidats présentés ne remplissaient pas les critères fixés et que vous n’en étiez pas informé au préalable.

Vous êtes dès lors en droit de résilié votre contrat par lettre recommandée, pour motif légitime. Vous pouvez ainsi obtenir le remboursement des sommes dues pour la période restant à courir, dans le délai de deux mois à compter de la réception de la lettre recommandée.

Afin de traiter cela plus en profondeur je vous invite à prendre contact avec le cabinet HASHTAG Avocats.

Bien cordialement,

Réponse du 31 août 2020