Lorsqu’un salarié démissionne, il ne peut pas, en général, quitter du jour au lendemain son travail. Il doit effectuer un préavis, c’est-à-dire continuer de travailler quelques jours ou quelques semaines pour son entreprise. Néanmoins, il existe des exceptions dans lesquelles le salarié n’a pas à effectuer de préavis. Découvre-les dans cette fiche !

Mini-sommaire

  1. La durée du préavis après une démission

  2. La démission sans préavis

  3. Formuler une demande de dispense de préavis

1. La durée du préavis après démission

Le préavis commence à partir du moment où votre employeur prend connaissance de votre démission. Autrement dit, votre préavis débute quand votre employeur reçoit votre lettre de démission ou lorsque vous lui présentez votre démission par oral.

Votre premier réflexe doit être de consulter votre contrat de travail et votre convention collective (ou accord collectif) :
 

Dans certains cas particuliers, ni le contrat de travail ni la convention collective ne prévoient de durée de préavis. Il faut alors se référer aux “usages” de votre profession ou de la localité dans laquelle vous travaillez pour la connaître.

Faire appel à un avocat vous permet de contester une durée de préavis injustifiée.

Non, la durée du préavis d’un salarié travaillant à temps partiel est la même que celle du salarié à temps plein.

2. La démission sans préavis

Vous pouvez éviter d’effectuer un préavis en bénéficiant d’une dispense de préavis.

Vous êtes dispensé(e) de préavis si :

3. Formuler une demande de dispense de préavis

Vous pouvez demander une dispense de préavis par oral ou par écrit. Il est toutefois recommandé de la rédiger par lettre et de la remettre en mains propres. Gardez à l’esprit que votre employeur a toute liberté de refuser votre demande !

Votre employeur a toute liberté de refuser votre demande. Vous devez alors effectuer votre préavis. Attention, si vous ne le faites pas, vous devrez lui verser l’intégralité de la rémunération que vous auriez perçue pendant votre préavis.