Face au harcèlement au travail, le premier réflexe peut être de tout garder pour soi par peur de perdre son emploi.  Pourtant, rassurez-vous, plusieurs recours existent. Il faut briser le silence ! De nombreux professionnels du droit, dont les avocats, peuvent vous accompagner dans vos démarches et vous aider dans la dénonciation du harcèlement moral dont vous êtes la victime.

Mini-sommaire

  1. Les recours contre le harcèlement au travail

  2. Les réflexes à avoir, les erreurs à éviter

1. Les recours contre le harcèlement au travail

Il existe plusieurs moyens de faire cesser le harcèlement au travail. Ils ne sont pas uniquement judiciaires. Ainsi, vous pouvez trouver des solutions dans votre propre entreprise ou auprès d’organismes publics comme l’inspection du travail. Si rien n’arrange la situation, il est toujours possible de saisir les tribunaux.
 

La première étape est d’identifier si l’attitude de votre supérieur, ou d’un autre salarié, s’apparente à du harcèlement. Pour ce faire, vous pouvez consulter notre fiche sur les caractéristiques du harcèlement moral.

Si vous pensez être dans le cas d’un harcèlement moral, vous pouvez, à l’intérieur de votre entreprise, en informer  :



Si l’attitude du harceleur ne change pas après que vous ayez signalé le harcèlement, il peut être utile de contacter des interlocuteurs extérieurs à l’entreprise.

Le médecin et l’inspecteur du travail sont vos interlocuteurs privilégiés. L’inspecteur du travail pourra étudier votre cas de harcèlement et, s’il le juge nécessaire, le transmettre à la justice.

Un avocat peut vous aider dans la rédaction d’une lettre de dénonciation de harcèlement auprès de l’inspection ou du médecin du travail.


2. Les réflexes à avoir, les erreurs à éviter
 

Avant de dénoncer votre harcèlement, il est essentiel que vous pensiez à réunir des preuves et notamment :


Un avocat peut vous aider à identifier ces éléments.


S’il est essentiel de dénoncer un harcèlement, attention à ne pas commettre de dénonciation calomnieuse, autrement dit de dénoncer des faits qui n’ont jamais existé.

Un salarié qui dénonce un harcèlement tout en sachant qu’il n’a jamais eu lieu s’expose à un licenciement pour faute. Il fait preuve de mauvaise foi.

Néanmoins, si vous n’êtes pas certain(e) que vous êtes victime de harcèlement, vous ne risquez rien. Seul le salarié de mauvaise foi peut être sanctionné pour dénonciation calomnieuse.

Si vous êtes accusés de dénonciation calomnieuse, un avocat peut défendre efficacement vos intérêts.