Vous envisagez de quitter votre emploi et de poser votre démission mais vous ne savez pas par où commencer. La démission est soumise à certaines exigences que le salarié doit respecter. Rédaction de la lettre de motivation, communication avec votre employeur...retrouvez dans cette fiche tous nos conseils pour donner votre démission en prenant toutes vos précautions.

Mini-sommaire

  1. Formuler une démission

  2. Les conditions de validité d’une démission

1. Formuler une démission

Une fois que vous avez pris la décision de démissionner, il est nécessaire de l’exprimer clairement auprès de votre employeur.

Vous pouvez donner votre démission par oral ou par écrit. Vous pouvez donc opter pour une lettre, un email, ou encore en discuter avec employeur.

Il est toutefois recommandé de rédiger un écrit. Il est encore plus précautionneux d’envoyer une lettre A/R ou un email avec accusé de lecture. En effet, votre préavis (période pendant laquelle vous devrez continuer de travailler) commence le jour où votre employeur prend connaissance de votre démission. En cas de litige, il sera plus facile de prouver quand votre employeur a été notifié de votre démission si vous avez envoyé un courrier A/R ou un email avec accusé de réception.

Vous devez exprimer clairement et d’une manière non-équivoque votre volonté de quitter votre fonction. Si ce n’est pas le cas, votre démission n’est pas valide (voir ci-dessous). Un avocat peut vous aider à rendre votre démission claire et non-équivoque en rédigeant un texte qui répond à ces exigences.

Vous n’êtes pas obligé(e) de donner les raisons pour lesquelles vous démissionnez. Si votre employeur refuse votre démission en disant attendre les motifs pour lesquels vous travaillez, contacter un avocat permet de lui rappeler vos droits.

2. Les conditions de validité d'une démission

Non, il doit obligatoirement en prendre acte. Toutefois, votre employeur peut considérer que votre démission n’est pas valide, autrement dit que vous ne voulez pas vraiment démissionner. Attention ! Dans ce cas, votre contrat de travail reste valide.

Dans toutes les situations où vos propos ne sont pas clairs et/ou équivoques, votre démission n’est pas valide.

Par exemple, si vous dites à votre employeur, sous le coup de la colère, que vous souhaitez quitter l’entreprise, vos propos peuvent être considérés comme équivoques. Il peut donc considérer que vous n’avez pas réellement cherché à démissionner.

Un autre exemple : si vous affirmez que vous souhaitez “prendre vos distances” avec l’entreprise, vos propos ne sont pas clairs.

Certains comportements ne sont pas considérés comme une démission. C’est le
cas :



Rien ne vous empêche de vous rétracter. Mais rien ne vous garantit que votre demande sera fructueuse. Votre employeur est libre de refuser votre rétractation si votre demande de démission était claire et non-équivoque.

Cependant, si vous avez donné votre démission sous contrainte, sous un coup de colère, etc. votre employeur commet une erreur s’il n’accepte pas votre rétractation. Dans ce cas, une action devant le conseil de Prud’hommes est envisageable. Contactez un avocat en droit du travail pour contester efficacement une démission forcée.