Hausse du smic, augmentation du pouvoir d’achat, défense des services publics… Aujourd’hui, les syndicats appellent ensemble à la grève nationale afin de faire entendre un certain nombre de revendications sociales.

Plus de 130 manifestations annoncées dans toute la France, des dizaines de milliers de grévistes et près d’un quart des enseignants mobilisés... On fait le point sur ce mouvement de grève nationale.

Les syndicats rassemblés autour de causes communes

 

Grève nationale - les syndicats se mobilisent


La grève interprofessionnelle qui a lieu aujourd’hui fait suite à l’appel conjoint des syndicats Confédération générale du travail (CGT) et Force Ouvrière (FO). Se sont également rangés derrière cet appel à la grève nationale des organisations syndicales étudiantes, comme la Fédération syndicataire unitaire (FSU) et l’Union nationale des étudiants de France (UNEF).

La CGT et GO s’unissent aujourd’hui derrière des causes communes, comme la revalorisation du smic ainsi que celles des salaires et des retraites. Selon la CGT, le but de cette mobilisation à grande échelle est de “gagner l’augmentation des salaires, des pensions et des minimas sociaux, l’égalité femmes-hommes et un véritable droit à l’éducation et à la formation”.

D’après Yves Veyrier (FO), cette journée permet également de “réhabiliter la grève”, considérée comme n’ayant pas été utilisée par les gilets jaunes malgré sa capacité à “obliger les employeurs à se mettre autour de la table”.

Une mobilisation à grande échelle sur tout le territoire

 

La grève est bel et bien nationale aujourd’hui, avec entre 130 et 150 manifestations prévues sur l’ensemble du territoire selon la CGT. 

A Paris, la manifestation fait l’objet d’un suivi particulier des forces de l’ordre après les violences commises aux Champs Elysées samedi dernier dans le cadre du 19ème acte des gilets jaunes. A la mi-journée, la SCNF et la RATP ont quant à elles indiqué ne pas être affectées par les quelques mouvements de grève.

Si la CGT a annoncé 55 000 manifestants dans la capitale, le nombre de manifestants officiel n’a pas encore été annoncé. Dans les villes de Marseille et du Havre, où les manifestations se sont terminées ce matin, les préfectures ont respectivement recensé 5 000 et 3 000 manifestants.

Bon à savoir : l’exercice du droit de grève ne peut en principe pas être un motif de licenciement. Si vous pensez être victime d’un licenciement abusif, vous pouvez saisir le conseil des prud’hommes.

Un mouvement particulièrement suivi par le corps enseignant

 

Les enseignants sont aujourd’hui les plus nombreux à s’être mobilisés pour faire grève. Dans les écoles maternelles et élémentaires, c’est en effet près d’un quart du corps enseignant qui a suivi l’appel des syndicats selon le Ministère de l’éducation nationale. Selon ce dernier, c'est près de 16% des enseignants qui se manifestent aujourd’hui, avec près de 24% des professeurs des écoles et près de 9% des professeurs des collèges et lycées.

Selon le syndicat principal des enseignants du primaire, le Syndicat national unitaire des instituteurs et des professeurs des écoles (SNUIpp-FSU), on compte une participation de 40% des effectifs enseignants en primaire. D'après la secrétaire générale du SNUIpp-FSU, Francette Popineau, la mobilisation des enseignants en ce 19 mars atteindrait le “taux le plus haut depuis 2017”.

Les critiques principales des enseignants portent sur le projet de loi Blanquer, qui prévoit une réforme de la fonction publique. Parmi les mesures principalement montrées du doigt, on compte la mobilité attendue des enseignants dans le but de réduire les effectifs de 120 000 postes pour l’horizon 2022, ainsi que l’accroissement du recours à des postes de contractuels.

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Actualité rédigée par Lou Blouin I Lou est diplômée d'une double maîtrise en droits français et anglais de King’s College London et de l’Université Paris 1 (Panthéon-Sorbonne).